• 16 février 1990 née une merveilleuse pouliche anglo arabe à la robe de feu… le destin fait que nos chemins se rencontrent et qu’elle déboule dans ma vie du haut de ses 1 an…

    C’est le coup de foudre au 1er contact, pourtant je ne sais pas encore que tu es ma pouliche, mes parents et la propriétaire de l’écurie me cache plusieurs mois ce merveilleux fait et pourtant nous nous aimons déjà follement et je suis sans arrêt auprès de toi…
  • Puis vient la merveilleuse surprise d’apprendre que je suis ta maîtresse, ta propriétaire… nos vies sont scellées et tu vas devenir ma meilleure amie. Que de moments merveilleux partagés ensemble, d’autres durs comme ton accident et ta blessure qui t’immobilisera 6 mois… ton coeur énorme m’a permis de partager avec toi de merveilleux moments d’équitation, ainsi que mes amies cavalières qui prenaient grand plaisir à travailler avec toi pour ta générosité et ton allure. Nous avons traversé ensemble mon adolescence, tu as été là pour mes chagrins d’amour, pour mes joies. Tu étais un vrai clown avec notamment cette manie de mettre du foin sur ta tête et devant ta porte, et cette touchante reconnaissance de mon arrivée et tes hennissements d’accueil quand j’entrais dans l’écurie…
  • Puis j’ai grandi, j’ai rencontré mon futur mari et tu l’as initié à l’équitation en ne manquant pas de lui faire goûter le sable… Mais tu étais si gentille que je pouvais mettre sur ton dos amis débutants et enfants, sans crainte… tant d’enfants et d’amis garderont le souvenir tendre et heureux de ce que tu leur a permis de découvrir avec plaisir sur ton dos…
  • Ethologie, jeux, dressage, obstacles, balades, nous avons partagé toutes les deux ces disciplines en douceur et avec plaisir, avec parfois quelques difficultés car tu étais quand même une sacrée peureuse ! Cependant tu as su maîtriser ta peur le jour de mon mariage, quand le voile venait se rabattre sous ton nez, tu étais si belle avec le nattage que je t’avais fais la veille et tu nous a permis d’avoir un si beau souvenir de ce jour important, accompagné de ton copain snob, monture du marié.
  • Je garderais le souvenir de ta générosité et de cette connivence et ce lien particulier qui nous unissait… Mes enfants, que j’ai mis sur ton dos avec moi avant même leur un an, ont grandit entre tes membres et t’aimaient aussi très fort… J’ai du te laisser partir ce dimanche 3 mai après une journée de lutte, ta tête posée sur mes genoux, ton corps ne te portant plus… Nous étions tous autour de toi pour t’apporter tout l’amour que tu mérites et se soutenir dans cette terrible épreuve.
  • Tu laisses derrière toi un souvenir merveilleux de 25 ans d’amour et de bonheur, tu me manques chaque jour et je ne t’oublierais jamais ma arina chichi, comme on te surnommait pour ton coté délicate

Je t’aimerais toujours ma merveilleuse jument.

Adieu.

Repose en paix.