Où loger mon cheval ?


Qui n'a pas, un jour, désiré posséder son propre cheval ? Ce rêve légitime ne doit pourtant pas faire oublier les obligations que cela impose. Tous ceux qui sont passés du rêve à la réalité le savent bien : s'occuper au mieux d'un cheval, en prendre soin, le travailler, le faire progresser soulève au fil des jours de nombreuses interrogations. Voici un livre qui répond parfaitement aux questions que peuvent se poser les cavaliers, tant en matière de soins aux chevaux que du travail lui-même.

Les types de logement pour chevaux n'ont pas beaucoup changé depuis l'époque de nos grands-parents. On nettoie encore la majorité des box à l'aide d'une brouette et d'un broc (fourche à fumier). Les propriétaires de chevaux affrontent toujours les éléments, traversant parfois des bancs de neige pour aller vider leur brouettée de fumier. Il existe toutefois d'autres façons de s'y prendre, des méthodes qui, pour la plupart, se traduisent par une amélioration de la santé des chevaux et par une réduction des coûts de la main-d'œuvre. La présente fiche technique propose des moyens d'alléger les tâches quotidiennes à accomplir.

Les chevaux peuvent être gardés à l'intérieur ou à l'extérieur, ou les deux à la fois. Le type de logement dépend davantage de l'usage qu'on fait des chevaux au quotidien ou de la préférence du propriétaire que de la race de chevaux.

Chevaux vivant en box individuel

On loge souvent à l'intérieur les chevaux qu'on monte tous les jours durant l'hiver.

Suivant la tradition, les chevaux qui vivent à l'intérieur sont logés dans des box individuels. Malheureusement, l'enlèvement du fumier dans les box exige jour après jour passablement de main-d'œuvre. Un système mécanisé permet de réduire ces coûts de main-d'œuvre.

LogerMonCheval propose un grand choix de pension au box.
Les aires d'exercice intérieures sont des éléments intéressants à prévoir dans un élevage de chevaux, surtout quand ces derniers sont gardés à l'intérieur pendant de longues périodes ou durant des périodes de météo défavorable. L'exercice régulier est indispensable. Dans les élevages productifs d'urine de jument gravide (UJG) de l'Ouest du Canada, les juments sont laissées par groupes familiaux dans des aires d'exercice intérieures. Les animaux de chaque groupe familial sont logés à proximité les uns des autres l'hiver, puis font partie du même troupeau l'été. De la même façon, les propriétaires de chevaux de l'Est du Canada utilisent les manèges de dressage intérieurs comme aires d'exercice les jours d'intempéries. Si l'on sert des aliments aux chevaux à même le sol, il faut cependant se méfier du danger que représentent les huiles utilisées sur les surfaces des manèges de dressage pour abattre la poussière. N'utiliser que de l'huile vierge ou de l'huile neuve. Il y a risque de contamination des aliments et d'empoisonnement des chevaux lorsqu'on utilise de la vieille huile; l'utilisation de produits contaminés pour abattre la poussière dans les manèges de dressage risque d'engendrer un problème environnemental.
Chevaux vivant au pré

Il peut être très pratique de garder les chevaux à l'extérieur. Ces derniers maintiennent alors leur température corporelle (38 °C) par thermorégulation. Chez les chevaux adultes acclimatés aux régions du Canada jouissant d'hivers doux, la zone thermoneutre (zone de confort) se situerait dans la fourchette de -15 à 10 °C (5 à 50 °F). La zone thermoneutre correspond à la fourchette de températures à l'intérieur de laquelle un cheval est à même de conserver sa température corporelle.

Les précipitations, surtout la pluie, augmentent directement les pertes par évaporation en réduisant l'isolation thermique offerte par la robe du cheval et en augmentant les pertes par convection. Le temps froid et pluvieux réduit la capacité du cheval à assurer sa thermorégulation. Soumis à ces conditions, les juments perdent apparemment du poids même si elles reçoivent 150 % de l'apport énergétique recommandé dans l'ouvrage Nutrient Requirements of Horses publié par le National Research Council des É.-U. La neige a moins d'effets à cet égard que la pluie chez les chevaux adaptés au froid qui possèdent une robe dense. Leur robe hivernale les isole et les protège des pertes de chaleur, ce qui explique pourquoi, après une chute de neige, on peut voir des chevaux avec parfois 5 cm (2 po) de neige sur le dos(1).

Les abris extérieurs visent à réduire la vitesse du vent et à empêcher les précipitations (surtout la pluie) de causer des pertes de chaleur par convection. Des structures fort simples peuvent fournir la protection nécessaire contre les éléments et peuvent constituer un excellent moyen de loger les chevaux.

Au lieu de se doter d'une écurie qu'il faut nettoyer, pourquoi ne pas envisager de construire un abri qu'on peut glisser, c'est-à-dire une structure à trois côtés montée sur des patins de glissement. Une telle structure peut être déplacée de pâturage en pâturage ou d'un endroit détérioré à un nouvel emplacement, tout en laissant le fumier derrière. Les abris amovibles ont habituellement un cadre d'acier soudé et des parois d'acier.

Les installations à stabulation libre peuvent être aussi simples que des structures à trois côtés et aussi complexes que des écuries ouvertes. Quand on opte pour de telles structures, il faut placer la mangeoire à balles de foin à une distance d'au moins 150 m (500 pi) afin d'éviter que les chevaux ne soient tentés d'y revenir pour déféquer, de manière à garder les lieux propres. Si la propreté de l'installation n'est pas un critère préoccupant, servir le foin aux chevaux à l'intérieur, en sachant qu'il y a toujours des risques d'accidents quand la surface est glissante et que la mangeoire est fortement sollicitée.

Dans les zones recevant peu de précipitations, un pare-vent peut suffire à procurer un abri extérieur. Les pare-vent sont indispensables à tous les animaux gardés à l'extérieur. Ils ralentissent le vent et du coup réduisent le facteur de refroidissement éolien. Bien des objets peuvent servir de pare-vent : deux ou trois grosses balles de foin empilées les unes sur les autres sur le côté d'un paddock, des clôtures pleines, une haie de cèdre, un boisé de ferme ou des clôtures à neige d'au moins 1,8 m (6 pi) de haut. Dans certaines régions, des toiles à ombrer comme on en utilise dans l'industrie du ginseng, sont attachées à tous les poteaux de clôture pour servir de pare-vent.

Quel que soit le type de logement qu'un propriétaire de chevaux choisit, il est primordial qu'il ait à l'esprit le confort et le bien-être de ses animaux. Le type de logement qui convient le mieux à un cheval dépend du budget du propriétaire ainsi que de l'usage quotidien qui est fait de l'animal, de sa condition physique et de son état de santé. Tout système comporte ses avantages et ses inconvénients. Le choix d'un système convenable exige qu'on évalue la solution envisagée et les besoins individuels des chevaux.
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